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  • COSAERT (DOMINIQUE)
    • Dominique COSAERT (1959 - )

    • Né à Mouscron (Belgique) en 1959, Dominique COSAERT effectue ses études supérieures au Conservatoire Royal de Mons où il obtient les premiers prix d’harmonie écrite, contrepoint, fugue, composition et direction chorale. En 1988,il reçoit une bourse d’études afin de poursuivre son cursus de chef de chœur à l’Académie Ferenc Liszt (Budapest) dans la classe de Gabor Ugrin.
    • Durant de nombreuses années il exerce les fonctions de directeur de l’académie de musique et de danse de la Botte du Hainaut et de professeur de chant d’ensemble et de direction chorale au Conservatoire Royal de Mons. Actuellement, il occupe le poste d’inspecteur de l’enseignement artistique pour le domaine de la musique.

    • En qualité de compositeur, Dominique Cosaert a notamment écrit des œuvres pour chœur (messes, requiem pour chœur de femmes, motets, œuvres profanes …). Certaines de celles-ci ont été créées par l’ensemble vocal « Odace » qu’il dirige depuis 1998.
  • COSTELEY (GUILLAUME)

    Guillaume Costeley (1530-1606)

     

    Ce compositeur de la Renaissance est né à Pont-Audemer en Normandie.

     

    À trente ans, Costeley est organiste ordinaire et valet de chambre du roi Charles IX, fonctions qu'il conservera sous Henri III et Henri IV .

    En 1570, il publie un recueil de ses œuvres sous le titre Musique de Guillaume Costeley, organiste, comprenant quatre-vingt-quinze chansons à quatre voix, dont quatre sur des textes de Ronsard, et quelques autres compositions.

    Musicien de cour, Costeley compose deux "batailles" de circonstance La Prise de Calais (Hardis Françoys), 1559, et La Prise du Havre, 1563.

     

    Ami des poètes Jean Antoine de Baïf et Remi Belleau et des humanistes qui fréquentent le salon vert de la comtesse de Retz, Costeley est considéré comme un esprit particulièrement fin et ouvert.

     

    En juin 1570, à l'âge de 40 ans, Costeley épouse Jehanne Blacquetot et s’établit à Evreux tout en restant  au service du roi. Il réside dans cette ville jusqu'à sa mort, en 1606, servant à la cour par quartier, de janvier à mars.

     

    En 1570, il est cofondateur de la confrérie des chanteurs de la cathédrale d’Evreux et cinq ans plus tard (1575), il fonde le Puy de  musique d'Évreux en l'honneur de "Madame Sainte Cécile", le plus ancien concours de composition musicale d’audience nationale (il existe encore à  la fin du XVIIe siècle).

     

    Costeley est l’un des principaux auteurs des « chansons françaises » qui annoncent « l'air de cour », genre qui s'épanouit à la fin du XVIe siècle. Costeley a composé également des motets et des pièces pour orgue dont Fantaisie sur orgue ou espinette, la seule à nous être parvenue.

    © Didier Chagnas

  • DELIBES (LÉO)

    Léo Delibes, compositeur français (1836 - 1891)

    Clément Philibert Léo Delibes est né le 21 février 1836 à Saint-Germain du Val (Sarthe). Son père, postier, décède alors qu’il n’a que onze ans. Sa mère, Élisabeth Batiste, appartient à une famille de musiciens. À la mort de son mari, elle s’installe à Paris. C’est elle et son demi-frère Antoine-Édouard Batiste (1820-1876), organiste à l’église Saint-Nicolas-des-Champs à Paris, qui vont lui enseigner la musique.

     

    Excellent chanteur, le jeune Léo entre à l’âge de douze ans au Conservatoire de Paris où il obtient en deux ans un premier prix de solfège. Il y étudie aussi le piano, l’orgue et la composition, sous la direction de François Benoît (1794-1878), Adolphe Adam (1803-1856) et François Bazin (1816-1878).

     

    Dès 1853, il est organiste à Saint-Pierre de Chaillot et répétiteur-accompagnateur au Théâtre-Lyrique (détruit en 1860 par Hausmann pour y établir la Place de la République). Il fait alors la connaissance de Jules Verne, lui-même auteur de livrets d’opéra-comique, qui en est le secrétaire jusqu’en 1855.

     

    Léo Delibes commence à écrire pour la scène. Son premier opéra-bouffe « Deux sous de charbon », est créé en 1856 et est régulièrement repris jusqu’en 1870. Il compose pendant cette période une quinzaine d’ouvrages dont l’Omelette à la Follembûche (1859) sur un livret d’Eugène Labiche et Marc Michel, les Musiciens de l’Orchestre (1861), La cour du roi Pétaud (1869).

     

    En 1865, il devient second chef de chœur de l’Opéra de Paris et est sollicité pour écrire des musiques de ballets. La source (1866), Coppélia (1870), Sylvia (1876) lui assurent la renommée. Ses musiques sont alors autant applaudies en salles de concert que dans les théâtres.

     

    Léo Delibes quitte en 1871 ses fonctions d’organiste et de chef de chœur pour se consacrer entièrement à la composition.

     

    Professeur de composition au Conservatoire de Paris à partir de 1881, au poste de Napoléon-Henri Reber (1807-1880), c’est avec Lakmé, opéra en trois actes d’après une nouvelle de Pierre Loti, créé le 14 avril 1883, qu’il atteint une audience internationale jamais démentie encore aujourd’hui. L’air des clochettes demeure une partition incontournable du programme des sopranos colorature et le duo des fleurs (pour soprano et mezzo) est régulièrement interprété en concert.

     

    La musique de Léo Delibes d’une grande fluidité mélodique et harmonique est souvent considérée d’approche facile. N’ayant jamais cherché à être un « révolutionnaire », le compositeur reflète la vie musicale parisienne de son époque, légère et élégante.

     

    Léo Delibes décède le 16 janvier 1891 à Paris, laissant inachevé l’opéra Kassya,terminé et orchestré par Jules Massenet (1842-1912)et créé deux ans plus tard à l’Opéra-Comique de Paris. Il est enterré au cimetière Montmartre, dans la même section que Jacques Offenbach, Louis Niedermeyer et Théodore Dubois.

  • DESPORTES (YVONNE)
    • Yvonne Desportes, 1907-1993, compositrice, musicologue et pédagogue  est issue d'une famille d'artistes. Née à Cobourg (Allemagne), elle est la fille du chef d’orchestre et compositeur Émile Desportes (1878-1944) et de Berthe Froriep, d'origine allemande, artiste peintre et couturière de modèles. Avant d'avoir douze ans, Yvonne Desportes expose ses peintures et écrit sa première œuvre "Le Congé de Papa".
    • Elle étudie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et suit l'enseignement de Marcel Dupré, Maurice Emmanuel et Paul Dukas. Elle devient l'une des premières femmes à obtenir le Premier Grand Prix de Rome (composition musicale) en 1932 pour la cantate Le pardon. (après Lili Boulanger, en 1913, Marguerite Canal en 1920, Jeanne Leleu en 1923 et Elsa Barraine en 1929).
    • Parallèlement à son métier de compositrice, elle enseigne le solfège (1943-1959) au Conservatoire de Paris, puis la fugue et le contrepoint (1959-1973) et prépare les futurs professeurs de musique au concours du certificat d'aptitude à l'enseignement musical (C.A.E.M.).
    • Yvonne Desportes compose un grand nombre d'œuvres (plus de cinq cents), dont des ballets et des opéras, des musiques de scène et de pièces chorales profanes et sacrées,  ainsi que des ouvrages didactiques dont un "Précis d'analyse harmonique" et un "Manuel pratique pour l'approche des styles". Elle accompagne souvent ses musiques d'une illustration originale.
    • Elle est l'épouse d'Ulysse Gémignani (1906-1973), Premier grand prix de Rome de sculpture 1933, rencontré à la Villa Médicis. Ils ont trois enfants dont Vincent, compositeur et percussionniste, inventeur de la Bronté et Michel, artiste peintre, Prix de Rome 1966 et professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts.
    • © Didier Chagnas

  • DESPREZ ou des Prés...

    Josquin DES PRES (Després, Des Prez)

     

    Considéré comme un musicien européen de par les nombreux voyages qu’il a fait tout au long de sa carrière, Josquin des Prés est né vers 1440 à Beaurevoir en Picardie.

     

    Il reçoit ses premières leçons de musique à la maîtrise de la collégiale de Saint-Quentin, centre musical d’importance à l’époque et commence sa carrière comme chanteur à la chapelle du Dôme de Milan.

     

    En 1473 (ou 1474), Josquin entre au service du duc Galeazzo Maria Sforza à Milan comme biscantor (chanteur se servant de « ses deux voix », poitrine et falsetto). Il écrit un Livre de musique pour la chapelle du prince, l’une des plus importantes d’Europe.

     

    On le trouve ensuite au service du cardinal Ascanio Sforza, frère du duc, qu’il accompagne à Rome. Il y gagne le pseudonyme « Josquin d'Ascanio ». Le cardinal introduit le musicien à la cour du pape.

    De 1486 à 1494, Josquin est chanteur et compositeur à la chapelle Sixtine sous les pontificats d’Innocent VIII et Alexandre VI Borgia.

    Il accompagne le cardinal Sforza au cours de ses voyages dans les différentes cours d’Italie et jusqu’à qu’à Nancy (1493). Il retourne ensuite à Milan, revient en France vers 1499 au service du roi Louis XII, peut-être comme maitre de chapelle à la cour.

     

    De cette période datent la fanfare instrumentale Vive le roy (1500), le motet Memor esto verbi tui, la chanson Adieu mes amours, et Ludovici Regis Franciae iocosa cantio, avec voix dite "vox regis". Début 1503, Josquin devient "maestro della capella" du duc de Ferrare Hercule Ier d’Este qui l’envoie à Bruges pour recruter des chanteurs et des musiciens.

    Avec l’assentiment du duc, il accompagne en Espagne Philippe le Beau (né à Bruges) devenu héritier de la couronne de Castille.

     

    Rentré à Ferrare en 1505, Josquin fuit la ville et une épidémie de peste pour retourner dans sa région d’origine de Condé-sur-Escaut près de Valenciennes.

     

    L’empereur Maximilien 1er le nomme chanoine et prévôt de l’église collégiale Notre-Dame de Condé qu’il dirige jusqu’à la fin de sa vie. Josquin des Prés meurt à Condé-sur-Escaut dans le Hainaut, en 1521 ou 1524 (environ 76 ans). Il est inhumé à la collégiale Notre-Dame de Condé (détruite).

     

    Josquin des Prés, compositeur aux talents multiples et d’une grande fécondité, avec près de 400 œuvres qui lui sont attribuées. Il a impressionné Palestrina et Roland de Lassus. Sa musique fut largement diffusée grâce à l'imprimerie musicale inventée en 1501 par le Vénitien Ottavio Petrucci

     

    Dans les œuvres de l’époque de Milan, l’influence du cantus firmus de Guillaume Dufay (1400-1474) et Jean Ockenghem (1420-1497) est évidente. Tandis que les motets et chansons de la période de Rome et de Ferrare plus mélodieux, évoluent vers une polyphonie plus simple qui accorde davantage d’importance au texte.

     

    © Didier Chagnas

  • DONIZETTI (GAETANO)
    • Gaetano Donizetti (1797-1848), le cinquième fils d’une famille pauvre de Bergame, est avec Rossini, Bellini et Verdi l’un des trois grands compositeurs italiens romantiques du 19e siècle. Donizetti est surtout connu pour ses opéras et son chef-d’œuvre "Lucia di Lamermoor", mais son œuvre couvre tous les genres et revêt toutes les formes : 71 opéras mais aussi des symphonies, quatuors, quintettes, 28 cantates et de nombreuses compositions religieuses (dont un "Requiem" en 1835, à la mort de Bellini) sans compter les nombreuses pièces de musique de chambre et autres « pièces de salon ».
    • Après son mariage avec Virginia Vasselli en 1828, Donizetti s’installe à Naples, capitale du royaume des Deux-Siciles, où il est directeur musical du conservatoire puis des théâtres royaux de 1828 à 1838. Avec le décès de Bellini à 34 ans (1835), et le retrait de Rossini (Guillaume Tell, 1829), Donizetti, est le maître incontesté de la scène italienne. Il se rend à Paris à l’invitation de Rossini. Il découvre les compositeurs Meyerbeer et Halévy et le « grand opéra » à la française.
    • De retour à Naples, il  y remporte un triomphe en 1835 avec "Lucia di Lammermoor", composé en six semaines selon la légende, d’après un roman de Walter Scott.
    • Les années qui suivent sont particulièrement funestes. La mort lui enlève ses parents et ses enfants, sa fille, suivie de son épouse, victime d’une épidémie de choléra (1837). Déprimé, il cesse d’enseigner et quitte Naples pour Paris.
    • Malgré les critiques de Berlioz à son encontre, la « capitale de la musique » lui réserve un triomphe. La version française de "Lucie de Lamermoor" est créée en 1839 au Théâtre de la Renaissance. Donizetti compose alors une série d’opéras sur des livrets français : "La fille du régiment" (1840), "La favorite" (1840), L"inda de Chamounix" (1842), "Don Pasquale" (1843).
    •  En 1842, l’empereur Ferdinand d’Autriche le nomme maître de chapelle de la cour de Vienne, ("hofkapellmeister", comme jadis Mozart). Donizetti partage alors son temps entre Paris, les grandes villes italiennes et Vienne.
    •  Mais les premières atteintes de la maladie se font sentir. Il ne peut plus marcher, perd la parole. De retour à Paris en 1846, il est interné à l'asile d'Ivry puis transféré à Bergame où il passe ses derniers mois en sombrant dans la folie. Il meurt le 8 avril 1848, en pleine gloire.
    • © Didier Chagnas

  • DU MONT (DUMONT) (HENRY)
    • Henry DU MONT ou DUMONT (1610 – 1684)

    • Compositeur né en 1610 en Belgique, près de Hasselt, dans le Limbourg (son nom de naissance est de Thiers, ce qui signifie du Mont), Henry Dumont reçoit à Maastricht (Hollande) son éducation musicale, dont l’orgue. Après un séjour à Liège, il devient en 1638 organiste à l’église Saint-Paul à Paris (sous le nom d’Henry Dumont , ou selon les publications de certaines de ses œuvres Du Mont).
    • Claveciniste à la cour du duc d’Anjou, frère de Louis XIV, à partir de 1652, il entre en 1660 au service de la Reine et devient en 1663, un des quatre sous-maîtres de la Chapelle royale (avec Pierre Robert, Thomas Gobert et Gabriel Expilly). Il décède à Paris en 1684.
    • Ses compositions, principalement religieuses, comportent des motets à 2 et 4 voix en français (paraphrase des psaumes d’Antoine Godeau, évêque de Vence et Grasse) et en latin, des grands motets pour chœur, solistes et instruments et cinq messes « royales ».
  • FAURÉ (GABRIEL)

    Gabriel Fauré (1845-1924), compositeur, pianiste, organiste,

     

    Élève de Camille Saint-Saëns à l’école Niedermeyer, professeur de composition puis directeur au Conservatoire de musique de Paris, mélodiste de Paul Verlaine et Albert Samain, Fauré est l’un des grands musiciens français de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Il a largement contribué à l’essor et au prestige de la musique française.

     

    Gabriel Fauré est né à Pamiers (Ariège) le 12 mai 1845 où son père est instituteur. En 1854, il obtient une bourse et part à Paris pour étudier à l’École Niedermeyer, établissement qui forme des organistes d’église, des chefs de chœur et des maîtres de chapelle.

     

    Ses maîtres sont des musiciens de premier plan : Louis Dietsch, Gustave Lefèvre et Camille Saint-Saëns avec qui il reste lié pendant plus de soixante ans. À l'âge de dix-neuf ans, en 1865, il obtient le premier prix de composition de l'École Niedermeyer avec le Cantique de Jean Racine. Après onze années d’études, il est nommé organiste à l’église Saint-Sauveur de Rennes (1866 - 1870).

     

    Lors du siège de Paris de 1870, Fauré s’engage pour combattre. Pendant la Commune, il enseigne à l’École Niedermeyer déplacée en Suisse. Rentré à Paris en octobre 1871, il est nommé organiste de chœur à l’église Saint-Sulpice. et rencontre les principaux musiciens parisiens de l’époque dans les salons de Camille Saint-Saëns et de Pauline Viardot dont il s’éprend de Marianne, sa fille.

     

    Dans le but de promouvoir la musique française et d’organiser des concerts pour les jeunes compositeurs, il fonde avec Camille Saint-Saëns, César Franck, Jules Massenet et Henri Duparc, la Société Nationale de Musique.

     

    Fauré remplace Saint-Saëns souvent absent à l’église de la Madeleine. Il est nommé maître de chœur en 1877.

    Après la grande déception qui suit la rupture avec Marianne Viardot, Fauré voyage à Weimar où il rencontre Liszt puis à Bayreuth pour entendre la Tétralogie de Wagner (1882).

     

    En 1883, Fauré épouse Marie Frémiet, fille du sculpteur Emmanuel Frémiet. Deux fils naîtront de cette union. Ses seuls revenus proviennent de son métier d’organiste et des leçons de piano. Cependant, il n’abandonne pas pour autant la composition. Ainsi naissent Trois romances sans paroles et d’autres œuvres pour piano. Celui-ci est l'instrument préféré de Gabriel Fauré, moyen d’expression idéal pour son style, mélange d’élégance et de raffinement.

    Tout au long de sa carrière, Fauré suit le modèle de Chopin, langage musical simple, dépouillé et sobre sans se départir de nuances et de subtilités.

     

    À partir de 1886, Fauré a trouvé son mécène, « son roi de Bavière », en la comtesse Greffulhequi l'associe à la création de la Société des grandes auditions musicales (1890). Il lui dédie la fameuse Pavane, (à sa demande, Fauré ajoute une partie pour chœur sur un texte de Robert de Montesquiou).

     

    Marqué par le décès de sa mère, deux ans après celui de son père, Fauré achève la composition de la Messe de Requiem en ré mineur, op. 48. Créé le 16 janvier 1888 en l’église de la Madeleine à Paris, le Requiem sera complété et remanié dans une version dite de 1893.

     

    Pour les obsèques de Charles Gounod, le 26 octobre 1893, Gabriel Fauré dirige la maîtrise tandis que Camille Saint-Saëns tient le grand orgue. Plus tard, aux obsèques de Paul Verlaine (janvier 1896), Fauré est au grand orgue. Le 2 juin 1896, il succède à Théodore Dubois comme titulairedu grand orgue de la Madeleine. La même année, Gabriel Fauré est nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris, succédant ainsi à Massenet. Il a pour élèves Florent Schmitt, Charles Koechlin, Georges Enesco, Maurice Ravel, Nadia Boulanger, Louis Aubert, Roger-Ducasse, Paul Ladmirault, Émile Vuillermoz.

     

    De 1903 à 1921, Fauré est critique musical au Figaro. En 1905, il succède à Théodore Dubois à la direction du Conservatoire de Paris. Autoritaire, il apporte de nombreux changements, rétablit la discipline et gagne une réputation d’intransigeance.

     

    Après plusieurs échecs Fauré, soutenu par la comtesse Greffulhe, est élu à l’Institut de France (1909). Il rompt avec la Société nationale de musique.

     

    Souffrant depuis 1903 d’une douloureuse surdité, il est contraint en 1920, à 75 ans, de prendre sa retraite du Conservatoire. Il est décoré de la Grand-croix de la Légion d'honneur, distinction plutôtrare pour un musicien.

    Malgré sa mauvaise santé, il reste à l’écoute des jeunes compositeurs, notamment les membres du groupe des Six (Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre) qui refusent le wagnérisme.

     

    Gabriel Fauré meurt de pneumonie à Paris le 4 novembre 1924 à l'âge de 79 ans. Des obsèques nationales sont célébrées en l'église de la Madeleine. On y joue son Requiem.

     

    Il repose à Paris au cimetière de Passy, non loin de Messager et Debussy.

     

    © Didier Chagnas

  • FRANCK (CÉSAR)