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  • GEVAERT (FRANÇOIS-A.)
    • François-Auguste Gevaert (1828 - 1908) compositeur professeur et musicologue belge. 
    • Son père étant boulanger, il se destinait au même métier lorsqu’il intègre en 1841 le Conservatoire de Gand, où il est autorisé à étudier l’orgue et le piano. Grand Prix de Rome belge à 19 ans, il voyage en Italie, Espagne, Allemagne puis s’installe à Paris où il écrit pour le Théâtre-Lyrique.
    • Profondément attaché à son pays d'origine la Belgique,  il compose une cantate flamande pour le vingt-cinquième anniversaire du règne de Léopold Ier (1857).
    •  Succédant à Ludovic Halévy au poste de directeur de la musique à l’Opéra de Paris (1867-1870) ; il est nommé ensuite en 1871 directeur du Conservatoire royal de Bruxelles en remplacement de Fétis et maître de chapelle du roi des Belges. Il reçoit le titre de baron en 1907.
    •  Compositeur accompli, GEVAERT se révèle un professeur et conférencier brillants et se consacre à l'étude de l'histoire et de la théorie musicale.
    •  La partie la plus importante de son œuvre concerne l’enseignement de la musique. Parmi ses travaux figurent le "Nouveau traité d'instrumentation", un cours d'orchestration, un traité d'harmonie et un "Vademecum" pour les organistes.
    •  Ses compositions comptent entre autres œuvres une douzaine d’opéras comiques (Quentin Durward, 1858, Le Capitaine Henriot, 1864, livrets de Victorien Sardou) des cantates, des harmonisations de noëls et de chansons populaires.
    •  François-Auguste Gevaert meurt à Bruxelles la veille de Noël, le 24 décembre 1908.
  • GIGOUT (EUGÈNE)
    • Compositeur, pédagogue, organiste pendant soixante- deux ans à l’église Saint-Augustin de Paris, Eugène Gigout (1844 - 1925) reçoit sa première formation musicale comme choriste à la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation de Nancy où son père est sacristain.

    • Pensionnaire à l’âge de treize ans à l'École de musique classique et religieuse Niedermeyer, à Paris, dans l’actuel 9e arrondissement, il a comme professeurs Louis Niedermeyer et Camille Saint-Saëns.

    • Il épouse en 1868 Caroline-Mathilde Niedermeyer et devient professeur à l’école de musique de son beau- père.

    •  Il enseigne à Gabriel Fauré, Paul Messager, Marie-Joseph Erb, Léon Boëllman, son neveu et fils adoptif, André Roussel et André Marchal.

    • Personnalité marquante, Eugène Gigout fonde en 1885 sa propre « école d’orgue, d’improvisation et de plain-chant ». En 1911, il succède à Alexandre Guilmant à la classe d’orgue au Conservatoire national supérieur de musique de Paris.

    • Parmi ses nombreuses pièces pour orgues, les plus connues sont la Toccata en si mineur, le Scherzo en mi majeur, extraits de Dix Pièces pour Orgue (1890) et Le Grand Chœur dialogué (1881). Eugène Gigout a également composé des mélodies, des motets et des pièces pour piano (deux et quatre mains).

    • D’une écriture rigoureuse, son oeuvre fortement influencée par le plain-chant grégorien, révèle une grande maîtrise de l’harmonie et du contrepoint classiques.
    • © Didier Chagnas

  • GOUDIMEL (CLAUDE)

    Claude Goudimel, 1514?-1572

     

    Goudimel est maître de chapelle à Besançon (possession du Saint -Empire) jusqu’à son départ pour Paris où sont éditées ses premières chansons.

    Il rencontre Ronsard dont il met plusieurs sonnets et odes en musique et compose quatre pièces pour le supplément musical des Amours (avec la participation de Pierre Certon, Clément Janequin et Marc-Antoine de Muret, 1662).

     Attiré par les nouvelles idées de la Réforme, il harmonise les 150 psaumes de David traduits en français et en vers par Clément Marot et Théodore de Bèze et entre en relation avec les milieux  protestants.

     De 1557 à 1567, Goudimel est installé à Metz, ville française depuis peu. Il est proche du Maréchal de Veilleville, gouverneur militaire des Trois-Évéchés, qui protège les protestants.

     Vers 1560, après avoir composé un Magnificat à cinq voix et plusieurs messes, il abandonne définitivement le catholicisme.

    Il doit fuir les persécutions et quitter Metz pour Besançon puis pour Lyon, ville où il est massacré en 1572, lors de la Saint-Barthélemy lyonnaise.

     Goudimel a laissé cinq messes, des motets, des chants d'église et des chansons. Son œuvre la plus célèbre reste l’harmonisation de la traduction des Psaumes de Clément Marot et de Théodore de Bèze.

    Parmi ses oeuvres profanes, on compte soixante-neuf chansons (dont quinze sur des textes de Ronsard), une Ode à Michel de l'Hospital et un recueil d'Odes d'Horace (1555).

    © Didier Chagnas

  • GOUNOD (CHARLES)
    • Le compositeur français Charles Gounod (1818-1893) est connu principalement pour ses opéras, ses mélodies et son œuvre religieuse. 
    • Élevé dans une famille d’artistes mélomanes, Charles Gounod obtient le Premier Prix de Rome en 1839. Il réside pendant trois ans à la villa Médicis dirigée par Ingres. Étudiant la musique religieuse, il fréquente assidûment la Chapelle Sixtine. Les chœurs lui font grande impression. Il s'imprègne de l'art de Palestrina. 
    • En 1843, il devient maître de chapelle et organiste de l’église des Missions Etrangères à Paris. Après la révolution de1848, il abandonne l’idée d’entrer dans les ordres mais ne renonce ni à sa foi, ni à la musique religieuse : sa dernière œuvre est d’ailleurs un Requiem. 
    • En 1852, il épouse Anna, une des quatre filles de Pierre-Joseph Zimmerman, professeur de piano au Conservatoire de Paris.
    • Attiré par le théâtre, Gounod compose ses premières œuvres lyriques sans grand succès (Sapho,1851. Ulysse, 1852). Mais son cinquième opéra, Faust, 1859, remporte l’adhésion du public et de la critique. En 1864, l’accueil fait à Mireille d’après un poème provençal de Frédéric Mistral est également glacial.

    • Gounod retrouve le succès avec Roméo et Juliette (1867), apogée de sa carrière. Suivent encore quelques œuvres lyriques : "Jeanne d’Arc", "Polyeucte". 
    • À la fin de sa vie, Charles Gounod n’écrit plus que de la musique sacrée, dont plusieurs messes ainsi que deux célèbres oratorios, Rédemption et Mors et Vita
    • Des funérailles nationales lui sont données en l’église de la Madeleine avec, selon son vœu, une messe en grégorien.
    • Pureté, simplicité, sobriété, par son écriture claire et mesurée, Gounod a contribué à la définition du « style français » de la musique française de la deuxième moitié du 19 e siècle et du début du 20°, qui s’oppose aussi bien au bel canto italien qu’au romantisme wagnérien. Ses héritiers sont Georges Bizet, Édouard Lalo, Jules Massenet et Camille Saint-Saëns et les mélodistes « français », Claude Debussy et Maurice Ravel.
    • © Didier Chagnas

  • GUILMANT (ALEXANDRE)
    • Né à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Alexandre GUILMANT (1837-1911) fut non seulement un remarquable organiste, mais également un compositeur français et un pédagogue de talent. Il contribua à la constitution de l'école française d'orgue, fonda la Schola Cantorum en 1894 avec Charles Bordes et Vincent d'Indy, et exerça une grande influence sur les générations d'organistes du XXe siècle.

    • En 1853, à seize ans, il est nommé organiste à l'église Saint-Joseph dans sa ville natale. Il remplace son père à la tribune de Saint-Nicolas de Boulogne-sur-Mer* et crée sa Première Messe solennelle en fa majeur dédicacée à son père (1855).

    • Il est l’élève de Jacques-Nicolas Lemmens au Conservatoire royal de Bruxelles (1860). Celui-ci l’encourage à pratiquer Bach encore mal connu en France et partage avec lui la passion de l’harmonium.

    • En 1871, il est nommé titulaire du grand orgue de Cavaillé Coll à l'église de la Trinité à Paris. C’est lui qui inaugure l'orgue du Palais du Trocadéro que Cavaillé Coll a construit pour l’exposition universelle de 1878. IL y organise des concerts historiques jusqu’en 1906, tout en menant de nombreuses tournées à travers le monde (y compris aux Etats-Unis et au Canada).

    • En 1896, Il succède à Charles-Marie Vidor comme titulaire de la classe d'orgue au Conservatoire de musique de Paris. C’est Eugène Gigout qui lui succède à sa mort en 1911.

    • Ses pièces vocales sont nombreuses, principalement religieuses et comportent de nombreux hymnes. Il propose souvent des compositions avec différentes possibilités selon les moyens des églises (voix égales, trois ou quatre voix...).

    *Guilmant a dédié certaines compositions à des personnalités religieuse du Pas-de-Calais.

    • Ave Verum, pour chœur à 4 voix et orgue, dédicacé à monsieur l'abbé E. Van Drival, chanoine, directeur du grand séminaire d'Arras. 1856, op. 7

    • Troisième Messe solennelle, en mi bémol majeur, choeur à 4 voix, orchestre ou orgue, créée le 12 avril 1857, op. 11, à Saint-Nicolas de Boulogne-sur-Mer 

      "Hommage respectueux à sa Grandeur Monseigneur Pierre Louis Parisisi, évêque d'Arras, Boulogne et Saint-Omer".

    • © Didier Chagnas
  • HAENDEL (GEORG FIEDRICH)
    • Georg Friedrich Haendel (1685-1759) compositeur d’origine allemande, virtuose du clavecin et de l'orgue, est né à Halle (Allemagne). Naturalisé britannique en 1726, il prend le nom de Georges Frideric Händel et meurt à Londres, paralysé et aveugle, à l’âge de 76 ans.
    •  Son père, luthérien, médecin-barbier (chirurgien) à la cour des ducs de Saxe, le destine à une carrière de magistrat. Sa mère, fille de pasteur, l’encourage en cachette dans sa vocation de musicien. Un prince mélomane ayant entendu l’enfant jouer de l’orgue à la chapelle du palais, serait intervenu pour convaincre le père. L’enfant est autorisé à suivre l’enseignement de Zachow, organiste de l’église Notre-Dame de Halle, qui [lui fait découvrir le contrepoint et la musique italienne.
    •  Devenu organiste à la cathédrale calviniste de Halle, Haendel s’exerce également à la composition. Ses premières œuvres jouées à Hambourg au Gänsemarkt, premier et unique opéra public d’Allemagne (1705) lui ouvrent les portes des principales cours et capitales d’Europe.
    • Ayant choisi l'opéra, Haendel décide de partir pour l'Italie, patrie du bel canto, et répond à l’invitation de Gian Gastonede’ Medici, grand-duc de Toscane. Le voyage dure trois ans : Florence, Rome, Naples et se termine à Venise en 1709 avec le succès d'Agrippina, son premier opéra « italien ».
    • Haendel quitte Venise pour Hanovre où le Prince Electeur lui propose le poste de maître de chapelle (1710-1712). Au cours d’un séjour à Londres, il triomphe au Queen’s theâtre avec "Rinaldo", premier opéra italien créé en Angleterre (1711).

     

    • Comme il l’avait fait pour l’Italie et pour l’Allemagne, Haendel se nourrit de la musique d’Angleterre (Purcell disparu en 1695). Rentré à Hanovre, il décide de retourner à Londres pour s’y s’installer (1714). Accueilli par le mécène Richard Boyle comte de Burlington, il compose dans sa nouvelle patrie des opéras et des œuvres comme "l’Ode pour l’anniversaire de la reine Anne" et le "Te Deum Jubilate" en anglais pour célébrer la paix d’Utrecht de 1713.

    • Après 1710, Handel emprunte à la tradition musicale anglaise. Il compose onze "Chandos Anthems" pour l’Eglise langlicane ors d’un séjour au château de Cannons chez le duc de Chandos (1717-1718).

    • Maître de l’Opéra de Londres, directeur de la Royal Academy of Music (1720), le compositeur triomphe de ses rivaux, impose ses œuvres et ses interprètes. Pendant les dernières années de sa vie, Handel qui se consacre à l’oratorio et à la musique instrumentale, compose beaucoup et improvise de nombreux concertos pour orgue. Sa santé décline, il souffre d’attaques de paralysie. Opéré de la cataracte, il perd la vue, comme J.S. Bach.

    • Händel meurt à Londres le 14 avril 1759. Il repose à l'Abbaye de Westminster.

    • La musique de Handel emprunte à différents styles :

    - le contrepoint, l’oratorio et les Passions allemandes,

    - la musique religieuse anglaise

    - la mélodie et la légèreté, le bel canto des Italiens,

    - la majesté et l’amplitude des marches « à la française »

    • Dans son œuvre, Handel utilise pas moins de six langues. Il a produit plus de 600 œuvres, dans tous les genres de l’époque :

    • - 42 opéras : seria pour la plupart, de style "italien", alternant le récitatif et l’aria
    • - 32 oratorios
    • - nombreuses cantates et pièces religieuses
    • - sonates et concertos
    • - pièces pour clavecin

    Ses œuvres aujourd’hui les plus connues sont Le Messie, oratorio qu’il compose en seulement vingt-quatre jours, chef d’œuvre du genre. les suites pour orchestre ‘Water Music ‘(Musique sur l’eau) jouées lors du voyage du roi George sur la Tamise (1717) et Music for the Royal Fireworks (Musique pour les feux d’artifice royaux). Elles sont deux compositions représentatives d’un genre de musique solennelle conçue pour leur exécution en plein air, dont les précurseurs furent les Français Jean-Baptiste Lully et Michel-Richard Delalande.

    • © Didier Chagnas

  • d'INDY (VINCENT)

    Vincent d'Indy (1851 - 1931)

    • Compositeur français, il est né et mort à Paris, mais conserva toute sa vie un grand attachement aux Cévennes et à l'Ardèche, berceau familial. Ayant reçu une formation musicale très sérieuse  il devient l'élève et le disciple de César Franck au Conservatoire.
    • Il assiste à la création du Carmen de Georges Bizet et à la première de la Tétralogie de Richard Wagner à Bayreuth. Chef d'orchestre (ayant été timbalier) de l'orchestre des Concerts Pasdeloup à Paris, Vincent d'Indy fonde en 1894 avec Charles Bordes et Alexandre Guilmant la Schola Cantorum en 1894 (rivale du Conservatoire de Paris). Ardent défenseur de l'ordre et la rigueur de l'école "franckiste", il s'oppose au debussysme sensuel et souple.
    • Bien que catholique fervent, ses compositions comportent peu d'œuvres religieuses. Il a écrit plusieurs symphonies et poèmes symphoniques, de la musique de chambre (quatuors, sonates pour piano,...) et cinq opéras. Eric Satie, Déodat de Séverac, Paul Le Flem, Arthur Honneger figurent parmi ses élèves.