J-K-L

Information

J-K-L  Aucun produit dans cette catégorie.

Sous-catégories

  • JANEQUIN (CLÉMENT)

    Clément JANEQUIN (1485-1558)

    • Compositeur, chantre et prêtre, Janequin était connu dans toute l’Europe. Originaire du Poitou, il est né Châtellerault en 1485 et, selon Ronsard, aurait été un disciple de Josquin des Prés.
    •  En 1505, Janequin rejoint à Bordeaux le magistrat et humaniste Lancelot du Fau, lequel deviendra évêque de Luçon en 1515. Cette même année, Janequin aurait pris part à la bataille de Marignan, source d’inspiration de La Bataille, une de ses plus célèbres chansons. Après la mort de Lancelot du Fau, le compositeur entre au service de Jean de Foix, archevêque de Bordeaux.
    •  En fait, on ne sait que très peu de sa vie jusqu’en 1529, où il est Bordeaux et a composé une pièce pour célébrer la paix de Cambrai. C’est à cette même époque que Pierre Attaingnant (ou Attaignant) et d’autres éditeurs européens commencent à imprimer ses chansons polyphoniques.
    •  En 1530, François Ier et sa cour séjournent à Bordeaux. Pour l’entrée du roi, Janequin compose Chantons, sonnez trompettes qui vaut à son auteur le titre de chantre du roi.
    •  En 1530, Janequin se fixe à Angers. Il est maître de chapelle de la cathédrale Saint-Maurice de 1534 à 1537. Vers 1540, il séjourne régulièrement à Paris et s’y fixe définitivement en 1549. Il devient le protégé du cardinal Jean de Lorraine et du duc François de Guise qui en fait son chapelain et son musicien.
    •  Clément Janequin a composé plus de quatre cents œuvres vocales profanes, une cinquantaine de chansons spirituelles, quatre-vingt psaumes et deux messes.
    •  Considéré comme le maître de la « chanson parisienne », Janequin renouvelle la chanson profane (spirituelle et sentimentale, voire grivoise et souvent rabelaisienne) et invente la musique descriptive ou imitative. De vastes fresques comme La Bataille de Marignan, Le Chant des Oiseaux, La Chasse au Cerf ouLes Cris de Paris, qui jouent avec les mots ou les onomatopées sont considérées comme des modèles de la musique vocale de la Renaissance. Quant aux chansons licencieuses ou d’amour elles annoncent ce qui sera plus tard le madrigal de la Renaissance.
    •  A la fin de sa vie, sous le règne du roi Henri II, Janequin est nommé compositeur ordinaire (titulaire) à la chapelle royale.
    •  Malgré son succès et sa renommée, Clément Janequin meurt démuni, comme en témoignera son testament.

  • KUNC (ALOYS)

    Aloys KUNC (1832-1895)

    • Aloys Kunc est un compositeur français du Languedoc, organiste et professeur. Il fut considéré à son époque comme un spécialiste du plain-chant. Maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse à partir de 1870, il a créé en 1875 la revue Musica Sacra (devenue ensuite Musique Sacrée), où nombre de partitions  de pièces religieuses du dernier quart du dix-neuvième siècle furent publiées dont César Franck, Alexandre Guilmant, Eugène Gigout.
    • Les compositions d'Aloys KUNC comprennent des messes, des motets et de nombreuses musiques pour l'orgue. Il a écrit pour l'inauguration de la basilique du sacré Coeur de Montmartre à Paris, un cantique très célèbre (sauvez, sauvez la France !). Deux de ses fils suivirent son chemin de compositeur : Aymé Kunc (prix de Rome en 1902) et Pierre Kunc.
    • © Didier Chagnas
  • LALLEMENT (BERNARD)
    • Bernard LALLEMENT (1936 - ) 

    • Bernard Lallement, chef de chœur, fondateur des chorales franco-allemande, ancien administrateur du mouvement choral A Cœur joie, a contribué au renouveau et la diffusion de la musique populaire et traditionnelle. Sa connaissance parfaite de ce répertoire, sa curiosité et son esprit "défricheur" lui ont permis de révéler au grand public de multiples chants issus des provinces françaises et de nombreux pays (Canada, Irlande, Angleterre, etc). Les harmonisations et les arrangements, les cantates sur des thèmes populaires de Bernard Lallement sont interprétées à travers le monde entier.
    • Bernard Lallement  collabore avec Musiques en Flandres dans la recherche et la publications de chansons traditionnelles des Flandres, Picardie, et d'une façon générale de la région des Hauts de France
  • LASSUS (ROLAND de)

  • LE FLEM (PAUL)
    • Paul Le Flem, 1881-1984, professeur, chef de chœur, critique musical, compositeur. Né dans une famille très attachée à la Bretagne, mort à Tréguier dans les Côtes d'Armor à l'âge de 103 ans. Ses œuvres s'inspirent de la musique du XVe et XVIe siècles, évoquent les paysages, les légendes et les chants du folklore bretons et révèlent l’influence de Claude Debussy, entre modalité et atonalité.
    • Licencié de philosophie, l'ancien élève de Bergson à la Sorbonne (1901) compose des mélodies sur des poèmes de Verlaine (Ariette oubliée, Mandoline, Soleil couchants, 1904) et, plus tard dans sa vie, Max Jacob (Morven le Gaëlique, six poèmes,1963) et Benjamin Perret (Courir sur un mIroir, 1955).
    • Après avoir travaillé à la Schola Cantorum avec Vincent d’Indy et Albert Roussel (1904), Le Flem y enseigne le contrepoint de 1923 à 1934. Érik Satie, André Jolivet, Marcel Mihalovic, Roland-Manuel sont parmi ses élèves.
    • Sa carrière de critique musical au Temps présent puis  au quotidien Comœoedia lui permet de tisser de multiples liens avec les musiciens de son temps. Dès 1913, il défend la modernité d'Igor Stravinsky, Serge Lifar et Darius Milhaud (Le Sacre du Printemps, 1913.
    • L'œuvre lyrique de Le Flem emprunte grandement aux contes et légendes de Bretagne. Elle  comporte « Aucassin et Nicolette »,1909, d'après une chante-fable anonyme du 12e -13 e siècle, Le rossignol de Saint-Malo,1938, La magicienne de la mer, 1954, La Maudite, (1966-1968) d'après la légende bretonne de la ville d'Ys et de Dahut, magicienne et princesse qui l'ont envoûté toute sa vie.
    • On retrouve l'amour de la liberté et du grand large, la proximité des grèves et des landes, le chant des genêts et la mort  dans les œuvres pour orchestre comme Les Voix du Large (1911) et Pour les Morts (1913) inspiré d'un cantique breton. Il a également harmonisé de nombreuses chansons populaires, pour la plupart restées inédites et publiées pour la première fois aux Editions Musiques en Flandres.
    • Paul Le Flem demeure un compositeur à la grande sensibilité mélodique et harmonique ancré au plus profond de l'émotion et de l'âme celtes.
    • © Didier Chagnas
  • LISZT (FRANZ)
  • LOTTI (ANTONIO)

    Antonio Lotti (1667 -1740) compositeur et organiste italien.

    •  La première partie de sa vie se passe à Hanovre où son père Matteo est maître de chapelle de la Cour électorale.

    • A Venise, il est l’élève de Giovanni Legrenzi et entre au service de la basilique Saint-Marc où il gravit tous les échelons, chanteur puis assistant organiste avant de devenir premier organiste titulaire à partir de 1704.

    • Il devient par la suite (1736) Maître de Chapelle à Saint-Marc (Capella Marciana), position qu'il occupe jusqu'à sa mort.

    • Marié (1708) à la soprano Santa Stella (Santina), il obtient un congé (en 1717) pour se rendre avec sa troupe  italienne à Dresde, capitale du prince électeur de Saxe où plusieurs de ses opéras sont représentés.

    • Il retourne à Venise en 1719et y demeure jusqu'à sa mort. Il abandonne ses activités de scène pour se consacrer à la musique sacrée et instrumentale.
    • Professeur recherché, il enseigne aux orphelines de l’Ospedale degli Incurabili, établissement recherché par la noblesse vénitienne.
    • Comme beaucoup de musiciens de son temps, Lotti a composé dans tous les genres : une vingtaine de messes à trois ou quatre voix, une cinquantaine de cantates, des motets, des madrigaux, une trentaine d'opéras et de la musique instrumentale profane.

    • Ses œuvres sacrées a cappella sont dans un style polyphonique traditionnel mais nombreux autres ouvrages sont écrits avec accompagnement de cordes et de basse continue.

    • Le Miserere à quatre voix (1734) et le Crucifixus (1718) à six, huit et dix voix (trois versions), sont considérés parmi les plus beaux de leur époque.
  • LULLY (JEAN-BAPTISTE)
    •  Né à Florence en Toscane, Giovanni Battista Lulli (1632-1687) est arrivé à Paris à l’âge de treize ans. Il entre à vingt ans au service du roi Louis XIV et, c'est ainsi qu'en 1653 il danse aux côtés du roi âgé de quinze ans dans le Ballet Royal de la Nuit, spectacle donné devant la Cour par le cardinal de Mazarin, vainqueur de la Fronde. Huit ans plus tard, naturalisé et ayant francisé son nom, Jean-Baptiste Lully devient Surintendant de la Musique de la Chambre du Roi.  
    • Pendant une décennie, Lully collabore avec Molière à de nombreuses comédies-ballets (Georges Dandin, les Amants magnifiques, Monsieur de Pourceaugnac, le Bourgeois gentilhomme,...) jusqu’à leur brouille en 1671.
    • Après l’achat en 1672 du privilège attaché à l'Académie Royale de Musique qu’il dirige, jusqu’à sa mort en 1687, le compositeur règne sans partage sur la musique du Roi-Soleil.
    • Avec ses tragédie lyriques, Lully est considéré comme le créateur de l'opéra à la française fondé sur le récitatif et le ballet. Lully est également à l’origine de l’ouverture "à la française", dont la forme s’étend à toute l’Europe. Il compose par ailleurs une vingtaine de motets dont Les Grands Motets à double chœur pour la Chapelle Royale. 
    • En dirigeant une répétition de son Te Deum pour célébrer la guérison de Louis XIV, le musicien se blesse au pied avec la canne dont il se sert pour battre la mesure. La gangrène l’emporte quelques mois plus tard. On abandonnera par la suite la canne au profit, désormais, de la moins dangereuse baguette...
    • © Didier Chagnas