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  • SERMISY (CLAUDIN de)

    Claudin de Sermisy (v. 1495 - 1562)

    Comme pour beaucoup de compositeurs français de la Renaissance, les informations détenues aujourd'hui sont incomplètes. On sait qu'il fut enfant de chœur et chantre à la chapelle royale à Paris vers 1515 (règne de François 1er). Ayant la charge de chanoine près d'Abbeville. Il revint ensuite à Paris, à la Chapelle Royale. Musicien fameux en son temps (à l'égal de Josquin des Prés), il fait partie des maîtres de l'école franco-flamande. Ses nombreuses compositions, tant profanes que religieuses comportent des chansons polyphoniques (le plus souvent à 4 voix) sur des textes des poètes de son temps, mais aussi des Passions, des Messes et Motets.

    Il est considéré comme un des compositeurs "parisiens" de la Renaissance.

  • SOR (FERNANDO)

    Fernando SOR (Ferran Sor i Muntades)

    • Guitariste et compositeur espagnol (Barcelone 1778 - Paris 1839), Fernando Sor est considéré comme le premier guitariste à avoir développé une carrière internationale et comme le plus grand guitariste de tous les temps.

    • À l'âge de sept ans, Fernando Sor déjà formé par son père, effectue ses premières études musicales à la manécanterie du monastère de Montserrat. Il y étudie le violon, le violoncelle et l'orgue, avant de se consacrer exclusivement à la guitare et à la composition.

    • Après la mort de son père, sa mère souhaite qu’il embrasse la carrière militaire. Il a dix-huit ans et s'enrôle dans l'armée sans renoncer à la musique. De cette époque date son premier opéra « italien » Télémaque sur l’île de Calypso (Barcelone, 25 aout 1797) qui connait un véritable succès : douze représentations au Teatro de la San Cruz.

    • Vers 1800, à Madrid, le jeune officier rencontre la duchesse d'Albe (1762-1802) amie de Goya et protectrice des artistes. La duchesse lui prodigue « l’affection d’une mère » et lui permet de compléter sa formation musicale sans pour autant quitter la carrière militaire.

    • Entre 1808 et 1812, l’Espagne est occupée par les troupes napoléoniennes. Il compose alors des chansons patriotiques à une ou plusieurs voix. En 1813, après la défaite des troupes françaises, Sor rallié aux idées libérales, doit s’exiler et suivre le roi Joseph en France. Il ne retournera jamais dans son pays natal.

    • À Paris, l’afrancesado reçoit le meilleur accueil. La guitare jouit dans la capitale d'une grande popularité et l’Espagne est à la mode. Luigi Cherubini, Étienne Méhul et Ignace Pleyel le couvrent de louanges. De telles amitiés lui permettent de se tailler rapidement une belle réputation de compositeur, d’interprète et d’enseignant.

    • Dans la foulée, suivent des ballets pour l’Académie royale de musique, un morceau de concert pour guitare seule, une étude comparée sur les danses espagnoles en vogue à Paris : boléros, séguedilles, sévillanes, murcianas, manchègues etc.

    • Grâce à Fernando Sor, la guitare espagnole est promue au rang d’instrument noble et raffiné, digne d’accueillir de subtiles transcriptions (Introduction et Variations sur un thème de Mozart pour guitare de Fernando Sor Op. 9, Das Klinget so herrlich, publié à Londres en 1821).

    • En 1815, le virtuose est à Londres. En Angleterre, le ballet étant plus apprécié que l’opéra, le compositeur s’y essaye. Son ballet Cendrillon (créé en 1822) obtient un succès considérable. Il épouse la danseuse Félicité Hullin.

    • En 1823, le couple s’installe à Moscou. Avec toujours autant de succès, Sor compose des musiques de ballet, donne des concerts et publie des œuvres pour la guitare. Aux funérailles du tsar Alexandre 1er (1825), on y joue sa Marche Funèbre. Le nouveau tsar Nicolas lui demande également une musique pour son couronnement (1826).

    • Le ballet Cendrillon, avec Félicité Hullin-Sor dansant le rôle, est choisi pour l’inauguration du théâtre Bolchoï (janvier 1825). Sor joue deux fois devant la famille impériale.

    • En 1826, Fernando Sor, séparé de son épouse, retourne à París où il réside jusqu’à sa mort. Pendant cette dernière période, il se consacre surtout à la guitare (cours de guitare, compositions, concerts) et publie en plusieurs langues sa Méthode pour la guitare (1830) considérée longtemps comme le principal ouvrage pour l’apprentissage de l’instrument.

    • Parmi les dernières œuvres figurent quatre recueils d’études, douze duos, dix-huit pièces pour guitare et quelques ballets et partitions instrumentales.

    • Son ultime composition est une Messe en mémoire de sa fille Caroline décédée en 1837. Il meurt en 1839 et est enterré anonymement au cimetière de Montmartre. Sa tombe n’est identifiée qu’en 1934.
    • © Didier Chagnas

     

  • SCHUBERT (FRANZ)

    Franz Schubert (1797 -1828)

    Un des plus célèbres musiciens du 19 e siècle ; il est le grand maître du lied romantique (près de six cents lieder)

     

    • Franz Schubert est né le 31 janvier 1797 dans un faubourg de Vienne, à Lichtental. Son père est maître d'école, sa mère, cuisinière. Son père lui enseigne le latin, les mathématiques et le violon. Son frère Ignaz lui donne ses premières leçons de piano. Il est l’élève de Michael Holzer, l'organiste de l'église qui lui apprend l'orgue, le chant et la composition.

    • Boursier à la chapelle de la cour de Vienne (1808) Schubert y est premier violon. Antonio Salieri qui fut le professeur de Beethoven, le remarque et lui enseigne la composition (1808 - 1813).

    • Il compose ses premiers lieder : Marguerite au rouet (Gretchen am Spinnrade) d’après Faust de Goethe en 1814, le Roi des aulnes (Der Erlkönig) en 1815, sur un poème de Goethe également.
    • Après avoir été maître d'école pendant quelques années, Schubert part en Hongrie comme maître de musique des filles du comte Esterhàzy dans leur villégiature de Zséliz (été 1818).

    • Épris de liberté, Schubert voyage avec ses amis musiciens, chanteurs et poètes mais passera l'essentiel de sa courte existence à Vienne.

    • D’un caractère généreux, Il vit pauvrement et consacre sa vie tout entière à la musique. Entourés d’amis, il organise les « schubertiades » réunions musicales et littéraires dans le cadre privé d’un salon où il présente ses lieder (piano et voix, piano et chœur) et joue au piano.

    • À partir de 1822, la musique de Schubert fatigué par la maladie, devient grave et plus émouvante, tel le lied de La jeune fille et la mort composé en 1824. De plus, ses difficultés financières le contraignent à retourner au service des Esterhàzy pendant l’été 1824, six ans après son premier séjour.

    • Mais, sa santé se détériorant encore, il doit renoncer à sa vie mondaine et se coupe peu à peu du public viennois, parfois même de ses amis. La Symphonie n° 8 « Inachevée » date de cette époque. Beethoven qu’il admirait meurt à Vienne le 26 mars 1827 sans qu’il n’ait osé le rencontrer. Comme libéré d’une présence tutélaire paralysante, il confie La Symphonie n° 9 dite Grande Symphonie à ses amis et compose le bouleversant et douloureux Voyage d’hiver (Die Winterreise). C’est le second grand cycle de lieder dans lequel Schubert reprend des poèmes de Wilhelm Müller, le premier étant La Belle meunière (Die schone Müllerin) composée en 1823. Ce dernier grand cycle, vingt-quatre Lieder sur le thème du voyage de la solitude et de l’illusion, conduit l’art du lied à son sommet. IL est présenté à l’automne 1827.
    • La dernière schubertiade a lieu en janvier 1828.

    • Pendant son dernier été et jusqu’à sa mort en novembre 1828, Schubert retrouve une énergie prodigieuse pour achever/parachever, une moisson d’œuvres majeures : la Fantaisie à quatre mains dédiée à la comtesse Caroline Esterházy, la Symphonie n°9 dite la Grande, trois ultimes Sonates pour piano n° 19, 20 et 21. Quatorze lieder paraîtront sous le titre posthume de Chant du cygne (Schwanengesang).
    • Franz Schubert meurt le 19 novembre 1828, à l’âge de 31 ans. Il rejoint en 1888 Beethoven dans le quartier des musiciens au cimetière central de Vienne (Zentralfriedhof).

    • © Didier Chagnas
  • TALLIS (THOMAS)

    Thomas Tallis (1505-1585)

    Organiste et compositeur anglais

    • Avant d’être nommé gentilhomme de la Chapelle royale (Gentleman of the Chapel Royal), Tallis a été pendant huit ans (1536-1540) organiste de l'abbaye de la Sainte-Croix à Waltham en Essex, jusqu’à sa dissolution par Henry VIII, puis organiste à la cathédrale de Canterbury (1541-1542) où Henry VIII le remarqua.
    •  Pendant plus de quarante ans, de 1543 jusqu’à sa mort, Tallis tient l'orgue de la chapelle royale. Pendant cette période, il sera amené à jouer et à composer de la musique religieuse pour les quatre souverains qui se sont succédés sur le trône d’Angleterre : les rois Henry VIII et Édouard VI, les reines Marie Tudor et Élisabeth Ire, de religions et sensibilité musicale différentes.
    •  Les premières compositions de Tallis sont empreintes de la tradition catholique. Tallis restera toujours fidèle à la foi catholique, même après l’apparition de l’Anglicanisme. Il règlera cependant sa musique sur la réforme anglicane et crée de nombreux hymnes et cantiques adaptés à la liturgie protestante. Ainsi réussira- t-il à varier ses compositions en fonction des différentes religions qui alternent en Angleterre selon les souverains.
    •  En 1575, la reine Élisabeth 1ère lui confère le privilège exclusif pour vingt et un ans, d’imprimer et de publier de la musique, conjointement avec William Byrd qui l’a rejoint à la chapelle royale.
    •  Byrd publie en 1575 un recueil de trente-six pièces de Cantiones Sacræ dont seize sont de Tallis. Ce livre, mal accueilli, marque la fin de la musique sacrée en Angleterre avec textes en latin. Tallis a écrit ses œuvres les plus élaborées sur des textes en latin. Il compose également en français, en italien et en anglais.
    •  L’œuvre de Tallis comporte des messes, des motets, des hymnes, des répons, des magnificat et des lamentations. Son motet le plus célèbre, Spem in alium (In No Other Is My Hope), composé pour quarante voix indépendantes (huit chœurs à cinq voix) démontre sa grande habileté et sa parfaite maîtrise de la technique du contrepoint. Selon la légende ce chef d’œuvre aurait été composé pour le 40e anniversaire de la reine Élisabeth Ire.
    •  Composées dans une période de troubles entre Anglicans et Catholiques, à la fin des années 1560, Les Lamentations du Prophète Jérémie (The Lamentations of Jeremiah) chantées en latin par un chœur à cinq voix sont l’œuvre d'un compositeur qui, arrivé au summum de son art, sublime les pratiques musicales de son époque : l’âge d’or de la musique anglaise.
    •  Thomas Tallis est mort à Greenwich le 25 novembre 1585. L’épitaphe et la pierre tombale ont disparu, l’église paroissiale où il reposait ayant été démolie au 18e siècle. Depuis, une plaque a été posée dans l’église reconstruite.
    • © Didier Chagnas

  • TOMBELLE (FERNAND de la)

    Organiste, pianiste et compositeur français, le baron FOUANT de la TOMBELLE, Fernand de la Tombelle (1854-1928) est né à Paris (dans une maison de la rue de Tivoli, aujourd'hui rue d'Athènes). C'est sa mère, ancienne élève de Liszt et de Thalberg, qui l'initie à la musique.

    En 1872, à l'âge de dix huit ans, le jeune homme déjà bon pianiste, décide de se consacrer entièrement à la musique. Il prend des cours particuliers (piano, orgue et harmonie) auprès d'Alexandre Guilmant qui vient d'être nommé à la tribune de l'orgue de l'église de la Trinité. Parallèlement, il  étudie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Théodore Dubois (contrepoint, fugue et composition). Il est proche de Saint-Saëns qui le conseille utilement. .

    Sa musique recouvre tous les genres : Cantates (Sainte-Cécile, Sainte-Anne, Jérusalem, Jeanne d'Arc), musique de chambre, pièces pour orgue et harmonium, compositions chorales religieuses et profanes, oeuvres pour orchestre, pièces pour piano, opérettes, etc.

    Il est aussi photographe, sculpteur, dessinateur et peintre. En tant qu'écrivain, il est l'auteur d'ouvrages de littérature, de poésie et aussi d'astronomie et...de cuisine.

    Artiste particulièrement doué et d'une immense culture, Fernand de la Tombelle œuvre beaucoup pour développer l'enseignement musical dans les classes laborieuses, en particulier dans le Périgord d'où son grand-père maternel est originaire. Après la première guerre mondiale, Fernand de la Tombelle se retire au château  familial de Fairac (Dordogne) pour fuir une société qui, selon lui, ne le comprend plus.

    © Didier Chagnas