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  • SOR (FERNANDO)

    Fernando SOR (Ferran Sor i Muntades)

    • Guitariste et compositeur espagnol (Barcelone 1778 - Paris 1839), Fernando Sor est considéré comme le premier guitariste à avoir développé une carrière internationale et comme le plus grand guitariste de tous les temps.

    • À l'âge de sept ans, Fernando Sor déjà formé par son père, effectue ses premières études musicales à la manécanterie du monastère de Montserrat. Il y étudie le violon, le violoncelle et l'orgue, avant de se consacrer exclusivement à la guitare et à la composition.

    • Après la mort de son père, sa mère souhaite qu’il embrasse la carrière militaire. Il a dix-huit ans et s'enrôle dans l'armée sans renoncer à la musique. De cette époque date son premier opéra « italien » Télémaque sur l’île de Calypso (Barcelone, 25 aout 1797) qui connait un véritable succès : douze représentations au Teatro de la San Cruz.

    • Vers 1800, à Madrid, le jeune officier rencontre la duchesse d'Albe (1762-1802) amie de Goya et protectrice des artistes. La duchesse lui prodigue « l’affection d’une mère » et lui permet de compléter sa formation musicale sans pour autant quitter la carrière militaire.

    • Entre 1808 et 1812, l’Espagne est occupée par les troupes napoléoniennes. Il compose alors des chansons patriotiques à une ou plusieurs voix. En 1813, après la défaite des troupes françaises, Sor rallié aux idées libérales, doit s’exiler et suivre le roi Joseph en France. Il ne retournera jamais dans son pays natal.

    • À Paris, l’afrancesado reçoit le meilleur accueil. La guitare jouit dans la capitale d'une grande popularité et l’Espagne est à la mode. Luigi Cherubini, Étienne Méhul et Ignace Pleyel le couvrent de louanges. De telles amitiés lui permettent de se tailler rapidement une belle réputation de compositeur, d’interprète et d’enseignant.

    • Dans la foulée, suivent des ballets pour l’Académie royale de musique, un morceau de concert pour guitare seule, une étude comparée sur les danses espagnoles en vogue à Paris : boléros, séguedilles, sévillanes, murcianas, manchègues etc.

    • Grâce à Fernando Sor, la guitare espagnole est promue au rang d’instrument noble et raffiné, digne d’accueillir de subtiles transcriptions (Introduction et Variations sur un thème de Mozart pour guitare de Fernando Sor Op. 9, Das Klinget so herrlich, publié à Londres en 1821).

    • En 1815, le virtuose est à Londres. En Angleterre, le ballet étant plus apprécié que l’opéra, le compositeur s’y essaye. Son ballet Cendrillon (créé en 1822) obtient un succès considérable. Il épouse la danseuse Félicité Hullin.

    • En 1823, le couple s’installe à Moscou. Avec toujours autant de succès, Sor compose des musiques de ballet, donne des concerts et publie des œuvres pour la guitare. Aux funérailles du tsar Alexandre 1er (1825), on y joue sa Marche Funèbre. Le nouveau tsar Nicolas lui demande également une musique pour son couronnement (1826).

    • Le ballet Cendrillon, avec Félicité Hullin-Sor dansant le rôle, est choisi pour l’inauguration du théâtre Bolchoï (janvier 1825). Sor joue deux fois devant la famille impériale.

    • En 1826, Fernando Sor, séparé de son épouse, retourne à París où il réside jusqu’à sa mort. Pendant cette dernière période, il se consacre surtout à la guitare (cours de guitare, compositions, concerts) et publie en plusieurs langues sa Méthode pour la guitare (1830) considérée longtemps comme le principal ouvrage pour l’apprentissage de l’instrument.

    • Parmi les dernières œuvres figurent quatre recueils d’études, douze duos, dix-huit pièces pour guitare et quelques ballets et partitions instrumentales.

    • Son ultime composition est une Messe en mémoire de sa fille Caroline décédée en 1837. Il meurt en 1839 et est enterré anonymement au cimetière de Montmartre. Sa tombe n’est identifiée qu’en 1934.
    • © Didier Chagnas

     

  • SERMISY (CLAUDIN de)

    Claudin de Sermisy (v. 1495 - 1562)

    Comme pour beaucoup de compositeurs français de la Renaissance, les informations détenues aujourd'hui sont incomplètes. On sait qu'il fut enfant de chœur et chantre à la chapelle royale à Paris vers 1515 (règne de François 1er). Ayant la charge de chanoine près d'Abbeville. Il revint ensuite à Paris, à la Chapelle Royale. Musicien fameux en son temps (à l'égal de Josquin des Prés), il fait partie des maîtres de l'école franco-flamande. Ses nombreuses compositions, tant profanes que religieuses comportent des chansons polyphoniques (le plus souvent à 4 voix) sur des textes des poètes de son temps, mais aussi des Passions, des Messes et Motets.

    Il est considéré comme un des compositeurs "parisiens" de la Renaissance.

  • TOMBELLE (FERNAND de la)

    Organiste, pianiste et compositeur français, le baron FOUANT de la TOMBELLE, Fernand de la Tombelle (1854-1928) est né à Paris (dans une maison de la rue de Tivoli, aujourd'hui rue d'Athènes). C'est sa mère, ancienne élève de Liszt et de Thalberg, qui l'initie à la musique.

    En 1872, à l'âge de dix huit ans, le jeune homme déjà bon pianiste, décide de se consacrer entièrement à la musique. Il prend des cours particuliers (piano, orgue et harmonie) auprès d'Alexandre Guilmant qui vient d'être nommé à la tribune de l'orgue de l'église de la Trinité. Parallèlement, il  étudie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Théodore Dubois (contrepoint, fugue et composition). Il est proche de Saint-Saëns qui le conseille utilement. .

    Sa musique recouvre tous les genres : Cantates (Sainte-Cécile, Sainte-Anne, Jérusalem, Jeanne d'Arc), musique de chambre, pièces pour orgue et harmonium, compositions chorales religieuses et profanes, oeuvres pour orchestre, pièces pour piano, opérettes, etc.

    Il est aussi photographe, sculpteur, dessinateur et peintre. En tant qu'écrivain, il est l'auteur d'ouvrages de littérature, de poésie et aussi d'astronomie et...de cuisine.

    Artiste particulièrement doué et d'une immense culture, Fernand de la Tombelle œuvre beaucoup pour développer l'enseignement musical dans les classes laborieuses, en particulier dans le Périgord d'où son grand-père maternel est originaire. Après la première guerre mondiale, Fernand de la Tombelle se retire au château  familial de Fairac (Dordogne) pour fuir une société qui, selon lui, ne le comprend plus.

    © Didier Chagnas