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  • AUDRAN (EDMOND)
    • Edmond AUDRAN (1842 - 1901) est un compositeur français, né à Lyon le 11 avril 1842. Fils d'un célèbre musicien de l'époque (le ténor Marius Audran), il entre à l'école de Niedermeyer (à Paris) en vue de devenir maître de chapelle et y côtoie entre autres André Messager et Camille Saint-Saëns. En 1861, il rejoint Marseille et commence à travailler comme organiste puis maître de chapelle à l'église Saint Joseph.
    • Il y compose ses premières partitions : des motets, des messes, des romances, des opérettes (dont Le Grand Mogol avec lequel il se fera connaître du grand public) mais aussi des chansons en dialecte provençal. Il retourne alors à Paris et s'y impose comme un des principaux successeurs de Jacques Offenbach dans le style de l'opéra-bouffe.
    • Ses nombreuses oeuvres (dont les plus connues sont Les Noces d'Olivette, La Poupée, La Cigale et la Fourmi et surtout La Mascotte) sont jouées avec succès dans les théâtres d'opérettes partout en France mais aussi en Angleterre.
    • Edmond Audran meurt le 17 août 1901 à Tierceville (Seine-et-Oise).

  • ARCADELT (JACQUES)
    • Jacques Arcadelt (Archadelt, Arcadet, Harchadelt)

       Né vers 1504, d’origine flamande, on sait peu de choses de la jeunesse de Jacques Arcadelt. Il vit à Namur aux Pays-Bas bourguignons, où il reçoit une éducation française. Il est probablement élève de Josquin des Près, plus certainement de Philippe Verdelot à la cour des Médicis. 
    • Sa présence à Florence est attestée comme compositeur de madrigaux au service du duc Alexandre de Médicis en 1534-1535.Il quitte cette ville après l'assassinat du duc en 1537. À Florence, il semble avoir été l’employé de Roberto Pucci, Gonfalonnier- chef du gouvernement, proche des Médicis,qui alterne séjours à Rome et à Florence. Le prélat s’établit à Rome après avoir été élu évêque puis créé cardinal par le pape Paul III en 1547. Arcadelt est présent à Rome dès 1538 où il participe au mariage de Marguerite d’Autriche, veuve du duc Alexandre, et d’Octave Farnèse, célébré à la chapelle Sixtine en présence du pape Paul III, grand père d’Octave. 
    • Quatre livres de madrigaux à 4 voix paraissent à Venise chez l’éditeur Antoine Gardane, entre 1539 et 1544. Les titres présentent l’auteur comme le "plus excellent et divin Arcadelt ». Les recueils de 250 madrigaux, vite réédités, lui font une renommée. Son style est qualifié de « simple, élégant, jamais trop complexe ». Arcadelt contribue grandement à définir puis à développer le madrigal, ce nouveau genre qui succède à la frotella, type de chansons profanes, populaire en Italie jusqu’à la fin du XVe siècle.
    •  Il compose notamment en 1539, Il bianco e dolce cigno, madrigal polyphonique italien sur un poème du comte Alfonso d’Avalos/Guidiccioni ? (Le doux cygne blanc meurt en chantant, alors que le poète sanglotant, arrive à la fin de ses jours). Il y gagne le surnom « d’Arcadelt le doux cygne blanc ».
    •  En 1540, il est nommé maître de chapelle à la chapelle Sixtine sous le règne Paul III. Le pape lui octroie le bénéfice de la prébende de deux collégiales liégeoise, Saint-Barthélémy et Saint-Pierre de Liège.
    •  Arcadelt part définitivement pour la France en 1552.Il devient maître de chapelle du cardinal Charles de Lorraine qui, avec son frère François de Guise, gouverne la France (règne de François II Valois, 1559). Il se fait remarquer en composant, en plus de la musique religieuse, pas moins de 126 chansons françaises. Fortement inspirées de ses origines, ces publications peuvent être considérées comme les premières chansons en forme d'air strophique.
    •  Un livre édité chez Pierre Attaingnant le mentionne comme musicien du Roi (maître de la chambre du roi Henri II). À cette époque, il fait la connaissance du poète de la Pléiade Rémy Belleau (1528-1577) qui réside à l’hôtel de Guise.
    •  Comme beaucoup de compositeurs de la Renaissance, Arcadelt compose aussi bien sur des poèmes italiens (Pétrarque, Boccaccio, Michel-Ange), français (Ronsard, du Bellay, Magny, de Baïf, Mellin de Saint- Gelais (Laissés la verde couleur, 1561) que latins (Virgile et Horace), modernisant ces derniers en s’aidant avec élégance de tournures populaires.
    •  Il a harmonisé six Psaumes de David (1559), sur les mélodies du psautier huguenot de Clément Marot (malgré cette contribution, Arcadelt ne semble pas avoir été sensible aux idées de la réforme).
    •  Parmi les œuvres parvenues également aujourd’hui, on peut encore citer deux messes à quatre et à cinq voix, la première, MissaAve Regina caelorum sur le motet d’Andreas de Silva, la seconde sur le motet de Jean Mouton Noë, Noë, Psallite, Noë.
    •  Jacques Arcadelt meurt le 14 octobre 1568 à Paris. Il reste immortalisé par Rabelais dans le prologue du Quart livre de Gargantua et Pantagruel (1548), cité en bonne place entre Clément Janequin et Claudin de Sermisy( dans un chœur de chansons paillardes).
    • © Didier Chagnas

  • ATTAIGNANT (PIERRE)

    Pierre ATTAIGNANT ou ATTAINGNANT (1494 ?-1552 ?) est un célèbre éditeur parisien établi rue de la Harpe à Paris (aujourd'hui quartier de Saint Germain des Prés), "près de l'église Saint-Côme, comme il le dit lui-même dans ses recueils.

    Pierre Attaignant fait paraître dans la première moitié du XVIe siècle plusieurs recueils de chansons et airs de divers compositeurs connus ou anonymes, tels que Claudin de Sermisy et Clément Janequin et dont les poèmes sont entre autre de Clément Marot.

    Il publie également des recueils instrumentaux.

  • BACH ( JOHANN SEBASTIAN)

    Johann Sebastian Bach (1685 - 1750)

    • Compositeur allemand de l'époque baroque, il exerçe son métier de compositeur, maître de chapelle, organiste dans différentes villes, ayant souvent eu des difficultés à faire reconnaître son talent et des conditions de travail convenables. Bien que n'ayant pas voyagé hors de son pays, il s'est toujours intéressé à la musique des autres pays européens (Italie, France, Autriche, etc).
    • Remarquable improvisateur, déchiffreur et transcripteur passionné à la mémoire exceptionnelle, Jean-Sébastien Bach est reconnu comme un excellent musicien (orgue, clavecin, alto) mais aussi, comme un expert en facture instrumentale d'orgue.
    • Bach a abordé et assimilé tous les styles d'œuvres, à l'exception de l'Opéra : Concerto, Cantates religieuses et profanes, Oratorios, Pièces pour orgue, violon, violoncelle, flûte, clavecin, etc. La richesse de son catalogue est due à sa formidable capacité créatrice et aux obligations professionnelles qu'il avait (en particulier à Leipzig). Il meurt aveugle et isolé, peu de ses musiques ayant été publiées de son temps.
    • Il demeure un des piliers de l'Histoire de la Musique occidentale.
    • © Didier Chagnas

  • BANCHIERI (ADRIANO)
    • Adriano BANCHIERI (1567 - 1634), initialement prénommé Tomaso avant d'entrer dans les ordres, est un moine olivétain originaire de Bologne.
    • Ce compositeur et organiste italien a côtoyé de nombreux grands compositeurs de l'époque tels que Claudio Monteverdi, Girolamo Frescobaldi ou encore Orazio Vecchi. Il s'est rapidement fait remarqué par ses aptitudes de musicien mais aussi de théoricien et ses nombreux ouvrages (Cartella musicale, Conclusioni del suono dell'organo) l'ont grandement fait passé à la postérité.
    • Il est par ailleurs un des premiers compositeurs à expliquer le chiffrage de la basse continue, à utiliser des nuances dans ses partitions ou encore à recourir à des barres de mesure telles qu'on les connait aujourd'hui.
    • Ses compositions musicales couvrent de nombreux genres : messes, motets, compositions dramatiques, madrigaux, canzone... Egalement poète (sous le nom de Camillo Scaglieri), il est l'auteur de plusieurs comédies madrigalesques sur des thèmes comiques basés sur la vie d'antan. Adriano Banchieri meurt dans sa ville d'origine dans le courant de l'année 1634.
  • BARRE (MICHEL de la)

    Instrumentiste et compositeur français et plus particulièrement parisien, Michel DE LA BARRE (1675-1745) est considéré comme le fondateur de l'école française de flûte traversière, autant par son talent de virtuose que par ses nombreuses compositions.

    Musicien à l’orchestre de l’Académie royale de musique, il est nommé en 1703 « Hautbois et Musette de Poitou de la Chambre et de la Grande Écurie du Roy» à Versailles, le cœur de la musique baroque en France.

    Michel de la Barre meurt à un âge avancé en laissant une œuvre importante dont de nombreux recueils de musiques pour la flûte (en duo ou trio) mais également  un opéra-ballet en 5 actes “le Triomphe des Arts”, une comédie-Ballet en 3 actes "la Vénitienne" et un livre d’Airs à boire à 2 parties (1724), dont sont extraites les partitions publiées ici.

    © Didier Chagnas

  • BERTHIER (JACQUES)
    • Jacques Berthier (1923 - 1994) est un compositeur et organiste français, contributeur majeur à la musique liturgique du XXe siècle. Fils du compositeur Paul Berthier (1884 - 1953), organiste à Auxerre et fondateur de la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois, il réalise sa formation musicale en particulier auprès de Guy de Lioncourt à l'école César Franck de Paris.

    • Organiste de la cathédrale d'Auxerre puis à partir de 1961 à Paris à l'église Saint-Ignace, Jacques Berthier est l'auteur de très nombreuses œuvres profanes et religieuses  (plus de 1500 musiques) et est connu mondialement pour sa collaboration (dès 1955) avec la communauté de Taizé. Pour elle, il va écrire des pièces destinées à ses offices, puis nombre de canons, litanies, versets (en de multiples langues) à l'intention des rassemblements internationaux de jeunes organisés par Taizé. Jacques Berthier a également mis en musiques des textes de poètes contemporains tels que Patrice de la Tour du Pin ou Didier Rimaud.

    • Ses musiques sont aujourd'hui diffusées dans le monde entier, enregistrées ou publiées. Jacques Berthier est reconnu également pour ses formidables qualités d'improvisateur à l'orgue.

  • BIZET (GEORGES)
    • Georges Bizet (1838 - 1875)
    • Ce compositeur français, mort brutalement trop tôt a écrit des pages qui sont parmi les plus jouées dans le monde. Même si l'opéra Carmen (1875) est immédiatement associé à son nom, il ne fait pas oublier la suite de l'Arlésienne (1872), les Pêcheurs de Perles (1863) et son Te Deum (1858).
    • Pianiste remarquable, déchiffreur hors paire, il remporte le premier Prix de Rome en 1857 et séjourne trois ans à la villa Médicis. Georges Bizet a voulu "mettre de la Méditerranée" dans sa musique pour "prendre congé du Nord humide et des brumes Wagnériennes" (F. Nietzsche).
  • BODIN de BOISMORTIER...

    Joseph Bodin de Boismortier (1689- 1755)

    Joseph Bodin de Boismortier compositeur baroque (musique instrumentale et vocale, cantates, opéras-ballets), fut l’un des premiers à vouloir vivre de sa musique sans avoir recours à un mécène.

    En effet, une fois obtenu le privilège royal pour éditeret vendre ses œuvres au public (1738-1750), l’ampleur et le succès de ses compositions (cent trente volumes répertoriés) lui permirent de vivre dans l'aisance, sans pour autant occuper de poste officiel (cour, chapelle).

     

    C’est en 1700 que la famille Bodin dit de Boismortier quitte Thionville pour s’installer à Metz. Joseph, âgé d’une dizaine d’années, y reçoit l’enseignement musical de Joseph Valette de Montigny (1665-1738), compositeur célèbre pour ses motets, qui lui apprend le chant et la flûte.

    En 1713, Boismortier suit son maître à Perpignan et obtient la charge de receveur de la Régie Royale des Tabacs pour les troupes du Roussillon. Il épouse en 1720 Marie Valette, fille d’un orfèvre catalan fortuné et nièce (éloignée) de son professeur.

     

    À partir de 1724, Bodin de Boismortier, vit à Paris et commence une carrière de compositeur à succès.

    Une grande partie de son œuvre écrite pour la flûte traversière, contribue au développement et au perfectionnement de cet instrument (son traité Principes de la flûte ,1740, est aujourd’hui perdu).

    Les autres instruments ne sont pas pour autant oubliés : sonates pour basses, suites pour clavecin, sonates en quatuor, œuvres pour hautbois et flûte à bec, instruments « à la mode » : musette et vièle, dessus de viole….

     

    Boismortier composa plusieurs opéras pour l'Académie Royale de Musique (dont Les Voyages de l’Amour, opéra ballet, 1736, Daphnis et Chloé, pastorale, 1747) et quelques motetsdestinés au Concert Spirituel(dont le motet à grand chœur, Fugit Nox, 1741).En même temps, ses pièces, très appréciées du public parisien, lui ouvraient les portes des salons les plus réputés et de la fortune.

     Joseph Bodin de Boismortier meurt en 1755 dans sa propriété de La Gâtinellerie, à Roissy-en-Brie.

    © Didier Chagnas

  • BRAHMS (JOHANNES)
    • Né le 7 mai 1833 dans les bas-fonds de Hambourg, Johannes Brahms est issu d'une famille pauvre. Son père Jakob, musicien itinérant est corniste dans la musique municipale, puis contrebassiste à l’orchestre du Petit théâtre de Hambourg. Il fait donner à son fils des leçons de piano. Son maître lui transmet le culte de Bach, de Mozart et de Beethoven.

       Dès l’âge de 10 ans Johannes joue du piano dans les tavernes du port. À 14 ans, il donne ses premiers concerts de piano solo en public et joue ses propres compositions. Ayant l’expérience de la direction de chœur, il se lance dans la composition de Lieder. Tout au long de sa vie, il en écrira près deux cents (leur particularité : importance de la partie piano que la voix semble accompagner)

      En 1853, à 20 ans, Brahms entreprend une tournée de concerts en Allemagne. Il rencontre à Hanovre le violoniste hongrois Joseph Joachim avec lequel il se lie d’amitié (malgré les brouilles et la jalousie). À Weimar, ses contacts avec Liszt, chef de file la « nouvelle école allemande » ne sont pas concluants. En revanche, à Düsseldorf, il fait la connaissance de Robert Schuman et de sa femme Clara, qui l’encouragent chaleureusement.

      Au décès de Robert Schuman (1856) Brahms renonce à épouser Clara et quitte Düsseldorf. Son amitié avec Clara durera jusqu'à la mort de celle-ci.

       Entre 1857 et 1859, Brahms est nommé chef de chœur à Detmold (maître de chapelle de la cour du prince de Lippe-Detmold) et enseigne à des princesses. De cette époque datent une série de pièces vocales et instrumentales dont les Sérénades 0p.11 et 16, ainsi que de nombreux lieder.

       À partir de 1862, Vienne devient la patrie d’adoption de Brahms. Il occupe la fonction de chef de chœur à laWienerSingakademie (Académie de chant de Vienne). Cependant, l’année suivante, il renonce à son poste pour se consacrer à la composition, mais continue à donner des concerts.

       En 1865, il commence la composition de son Requiem allemand op.45 écrit en allemand en hommage à sa mère. La création qu’il dirige en avril 1868 en la cathédrale de Brême, obtient un succès considérable.

       En mai 1896, le décès de Clara Schumann, le bouleverse, alors qu’Il vient de terminer, trois semaines plus tôt, la composition de « Quatre chants sérieux » Vier ernste Gesänge.

      Lors de la mise en terre au Vieux-Cimetière de Bonn, après quarante heures de train, Brahms attrape une grippe qui le cloue au lit. Il meurt d’un cancer du foie le 3 avril 1897, à l’âge de 63 ans.

      Johannes Brahms est inhumé dans le carré des musiciens du Cimetière central de Vienne à côté de Beethoven et de Schubert.

      © Didier Chagnas

  • BRAINARD (JULIA)

    De Julia Brainard , on ne sait que très peu de choses. Compositrice américaine (quelques œuvres sont à la bibliothèque du Congrès à Washington), elle a vraisemblablement séjourné en France, à Paris, vers 1870, où plusieurs de ses partitions ont été publiées. Les musiques de Julia Brainard sont d'inspiration romantique, pleines de fraîcheur et de simplicité. 

  • BROSSARD (Sébastien de)

    Sébastien de Brossard (1655-1730)

    Le compositeur baroque français Sébastien de Brossard est issu d'une famille aristocrate normande (il est né à le 12 septembre 1655 à Dompierre dans l'Orne).

    Ordonné prêtre à Caen, il s'installe à paris puis est nommé vicaire en 1687 à la cathédrale de Strasbourg. Ses compositions sont alors signées : M. Br VP. E. MDC. D. L. C. D. STR (Monsieur Brossard Prébendé et Maître De Chapelle De La  Cathédrale De Strasbourg).

    Il sera à partir de 1698, maître de chapelle à la Cathédrale de Meaux, dont Bossuet (1627-1704) est évêque depuis 1681. Il décède dans cette ville le 10 août 1730.

    Sébastien de Brossard a composé des motets (petits et grands), cantates et sonates, ainsi que 6 recueils d'airs sérieux en à boire.

    Collectionneur passionné, il réunit un ensemble unique de partitions de grandes valeurs et fait don en 1724 de sa bibliothèque à Louis XV (en contrepartie d'une pension).

    De Brossard est considéré comme un musicologue et théoricien de la musique. Son dictionnaire de Musique paru en 1703 est maintes fois réédité.