FAURÉ (GABRIEL)

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FAURÉ (GABRIEL)

Gabriel Fauré (1845-1924), compositeur, pianiste, organiste,

 

Élève de Camille Saint-Saëns à l’école Niedermeyer, professeur de composition puis directeur au Conservatoire de Paris, mélodiste de Paul Verlaine et Albert Samain, Fauré est l’un des grands musiciens français de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Il a largement contribué à ...

Gabriel Fauré (1845-1924), compositeur, pianiste, organiste,

 

Élève de Camille Saint-Saëns à l’école Niedermeyer, professeur de composition puis directeur au Conservatoire de Paris, mélodiste de Paul Verlaine et Albert Samain, Fauré est l’un des grands musiciens français de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Il a largement contribué à l’essor et au prestige de la musique française.

Gabriel Fauré est né à Pamiers (Ariège) le 12 mai 1845 où son père est instituteur.

En 1854, il obtient une bourse et part à Paris pour étudier à l’École Niedermeyer, établissement qui forme des organistes d’église, des chefs de chœur et des maîtres de chapelle. Ses maîtres sont des musiciens de premier plan : Louis Dietsch, Gustave Lefèvre et Camille Saint-Saëns avec qui il reste lié pendant plus de soixante ans.

À l'âge de dix-neuf ans, en 1865, il obtient le premier prix de composition de l'École Niedermeyer avec le Cantique de Jean Racine. Après onze années d’études, il est nommé organiste à l’église Saint-Sauveur de Rennes (1866 - 1870).

En 1870, Gabriel Fauré s’engage pour combattre lors du siège de Paris. Pendant la Commune de Paris, il enseigne à l’École Niedermeyer déplacée en Suisse. Rentré à Paris en octobre 1871, il est nommé organiste de chœur à l’église Saint-Sulpice.

Il fréquente les salons de Camille Saint-Saëns et de Pauline Viardot et rencontre les principaux musiciens parisiens de l’époque. Il s’éprend de Marianne Viardot.

Dans le but de promouvoir la musique française et d’organiser des concerts pour les jeunes compositeurs, il fonde avec Camille Saint-Saëns, César Franck, Jules Massenet et Henri Duparc, la Société Nationale de Musique.

 Fauré remplace Saint-Saëns souvent absent à l’église de la Madeleine. Il est nommé maître de chœur en 1877.

Après la grande déception qui suit la rupture de ses fiançailles avec Marianne Viardot, Fauré voyage à Weimar où il rencontre Liszt puis à Bayreuth pour entendre la Tétralogie de Wagner (1882).

En 1883, Fauré épouse Marie Frémiet, fille du sculpteur E. Frémie. Deux fils naîtront de cette union. Ses seuls revenus proviennent de son métier d’organiste et des leçons de piano. Le « mercenaire » n’abandonne pas pour autant la composition. Ainsi naissent Trois romances sans paroles et d’autres œuvres pour piano, l’instrument préféré de Gabriel Fauré, le moyen d’expression idéal pour son style « fauréen », mélange d’élégance et de raffinement.

Tout au long de sa carrière, Fauré suit le modèle de Chopin, langage musical simple, dépouillé et sobre sans se départir de nuances et de subtilités.

À partir de 1886, Fauré a trouvé son mécène, « son roi de Bavière », la comtesse Greffuhle qui l'associe à la création de la Société des grandes auditions musicales (1890). Il lui dédie Pavane opus 50, un « portrait musical ». À sa demande, Fauré ajoute une partie pour chœur mixte (sopranos, altos, ténors et basses) sur un texte de Robert de Montesquiou.

Marqué par le décès de sa mère deux ans après celui de son père, Fauré achève la composition de la Messe de Requiem en ré mineur, op. 48. Créé le 16 janvier 1888 en l’église de la Madeleine à Paris, le Requiem sera complété et remanié dans une version dite de 1893.

Pour les obsèques de Charles Gounod, le 26 octobre 1893, Gabriel Fauré dirige la maîtrise tandis que Camille Saint-Saëns tient le grand orgue. Plus tard, aux obsèques de Paul Verlaine en l’église de la Madeleine (janvier 1896), Fauré est au grand orgue.

 Le 2 juin 1896, il succède à Théodore Dubois à la tribune du grand orgue de l’église de la Madeleine, en tant que titulaire.

La même année, Gabriel Fauré est nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris, succédant ainsi à Massenet. Il a pour élèves Florent Schmitt, Charles Koechlin, Georges Enesco, Maurice Ravel, Nadia Boulanger, Louis Aubert, Roger-Ducasse, Paul Ladmirault, Émile Vuillermoz.

 De 1903 à 1921, Fauré est critique musical au Figaro. En 1905, il succède à Théodore Dubois à la direction du Conservatoire de Paris. Autoritaire, il y apporte de nombreux changements, rétablit la discipline et gagne une réputation d’intransigeance.

Après plusieurs échecs, Fauré est élu à l’Institut de France (1909) grâce au soutien de la comtesse Greffulhe. Il rompt avec la Société nationale de musique.

Souffrant depuis 1903 d’une douloureuse surdité, il est contraint en 1920, à 75 ans, à prendre sa retraite du Conservatoire et est décoré de la Grand-croix de la Légion d'honneur, distinction plutôt rare pour un musicien.

Malgré sa mauvaise santé, due certainement à une consommation excessive de tabac, il reste à l’écoute des jeunes compositeurs et notamment les membres du groupe des Six (Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre) qui refusent le wagnérisme.

Gabriel Fauré meurt de pneumonie à Paris le 4 novembre 1924 à l'âge de 79 ans. Des obsèques nationales sont célébrées en l'église de la Madeleine. On y joue son Requiem.

 Il repose à Paris au cimetière de Passy, non loin de Messager et Debussy.

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