ARCADELT (JACQUES)

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ARCADELT (JACQUES)
  • Jacques Arcadelt (Archadelt, Arcadet, Harchadelt)

     Né vers 1504, d’origine flamande, on sait peu de choses de la jeunesse de Jacques Arcadelt. Il vit à Namur aux Pays-Bas bourguignons, où il reçoit une éducation française. Il est probablement élève de Josquin des Près, plus certainement de Philippe Verdelot à la cour des Médicis. 
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  • Jacques Arcadelt (Archadelt, Arcadet, Harchadelt)

     Né vers 1504, d’origine flamande, on sait peu de choses de la jeunesse de Jacques Arcadelt. Il vit à Namur aux Pays-Bas bourguignons, où il reçoit une éducation française. Il est probablement élève de Josquin des Près, plus certainement de Philippe Verdelot à la cour des Médicis. 
  • Sa présence à Florence est attestée comme compositeur de madrigaux au service du duc Alexandre de Médicis en 1534-1535.Il quitte cette ville après l'assassinat du duc en 1537. À Florence, il semble avoir été l’employé de Roberto Pucci, Gonfalonnier- chef du gouvernement, proche des Médicis,qui alterne séjours à Rome et à Florence. Le prélat s’établit à Rome après avoir été élu évêque puis créé cardinal par le pape Paul III en 1547. Arcadelt est présent à Rome dès 1538 où il participe au mariage de Marguerite d’Autriche, veuve du duc Alexandre, et d’Octave Farnèse, célébré à la chapelle Sixtine en présence du pape Paul III, grand père d’Octave. 
  • Quatre livres de madrigaux à 4 voix paraissent à Venise chez l’éditeur Antoine Gardane, entre 1539 et 1544. Les titres présentent l’auteur comme le "plus excellent et divin Arcadelt ». Les recueils de 250 madrigaux, vite réédités, lui font une renommée. Son style est qualifié de « simple, élégant, jamais trop complexe ». Arcadelt contribue grandement à définir puis à développer le madrigal, ce nouveau genre qui succède à la frotella, type de chansons profanes, populaire en Italie jusqu’à la fin du XVe siècle.
  •  Il compose notamment en 1539, Il bianco e dolce cigno, madrigal polyphonique italien sur un poème du comte Alfonso d’Avalos/Guidiccioni ? (Le doux cygne blanc meurt en chantant, alors que le poète sanglotant, arrive à la fin de ses jours). Il y gagne le surnom « d’Arcadelt le doux cygne blanc ».
  •  En 1540, il est nommé maître de chapelle à la chapelle Sixtine sous le règne Paul III. Le pape lui octroie le bénéfice de la prébende de deux collégiales liégeoise, Saint-Barthélémy et Saint-Pierre de Liège.
  •  Arcadelt part définitivement pour la France en 1552.Il devient maître de chapelle du cardinal Charles de Lorraine qui, avec son frère François de Guise, gouverne la France (règne de François II Valois, 1559). Il se fait remarquer en composant, en plus de la musique religieuse, pas moins de 126 chansons françaises. Fortement inspirées de ses origines, ces publications peuvent être considérées comme les premières chansons en forme d'air strophique.
  •  Un livre édité chez Pierre Attaingnant le mentionne comme musicien du Roi (maître de la chambre du roi Henri II). À cette époque, il fait la connaissance du poète de la Pléiade Rémy Belleau (1528-1577) qui réside à l’hôtel de Guise.
  •  Comme beaucoup de compositeurs de la Renaissance, Arcadelt compose aussi bien sur des poèmes italiens (Pétrarque, Boccaccio, Michel-Ange), français (Ronsard, du Bellay, Magny, de Baïf, Mellin de Saint- Gelais (Laissés la verde couleur, 1561) que latins (Virgile et Horace), modernisant ces derniers en s’aidant avec élégance de tournures populaires.
  •  Il a harmonisé six Psaumes de David (1559), sur les mélodies du psautier huguenot de Clément Marot (malgré cette contribution, Arcadelt ne semble pas avoir été sensible aux idées de la réforme).
  •  Parmi les œuvres parvenues également aujourd’hui, on peut encore citer deux messes à quatre et à cinq voix, la première, MissaAve Regina caelorum sur le motet d’Andreas de Silva, la seconde sur le motet de Jean Mouton Noë, Noë, Psallite, Noë.
  •  Jacques Arcadelt meurt le 14 octobre 1568 à Paris. Il reste immortalisé par Rabelais dans le prologue du Quart livre de Gargantua et Pantagruel (1548), cité en bonne place entre Clément Janequin et Claudin de Sermisy( dans un chœur de chansons paillardes).
  • © Didier Chagnas

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