VICTORIA (TOMAS LUIS de)

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VICTORIA (TOMAS LUIS de)

Tomás Luis de Victoria est considéré comme le plus grand polyphoniste de la Renaissance espagnole.

Né à Ávila vers 1548, il intègre en 1558 la chorale de la cathédrale de la ville, dans laquelle il débute ses études musicales de théorie, du plain-chant, de contrepoint, de composition et d’orgue.

En 1565, il entre au Collegium Germanicum de Rom...

Tomás Luis de Victoria est considéré comme le plus grand polyphoniste de la Renaissance espagnole.

Né à Ávila vers 1548, il intègre en 1558 la chorale de la cathédrale de la ville, dans laquelle il débute ses études musicales de théorie, du plain-chant, de contrepoint, de composition et d’orgue.

En 1565, il entre au Collegium Germanicum de Rome comme chanteur. Il est probablement l’élève de Palestrina dont il a deux fils pour camarades.

En 1569, Tomas Luis da Victoria devient organiste des deux églises espagnoles de Rome,Santa Maria in Monserratoet San Giacomo degli Spagnoli.

Ses études autant théologiques que musicales le mènent à la prêtrise (il est ordonné en 1575).

Il succède à Palestrina comme maître de chapelle au Séminaire romain (1571-1572) puis devient maître de chapelle du Collegium de 1573 à 1578.

De 1578 à 1585, il est chapelain de San Girolamo della Carità et rejoint les prêtres de la Congrégation de l'Oratoire de saint Philippe Néri et rencontre le musicien espagnol Francisco Soto de Langa (1534-1619).

En 1579 il est appelé comme chapelain auprès de la soeur du roi Philippe II d'Espagne. Il reste pendant vingt-quatre ans au service de l'impératrice Marie d’Autriche, fille de l’empereur Charles Quint, veuve de l’empereur Maximilien II d'Autriche et soeur du roi.

Victoria rentre définitivement en Espagne en 1596. Il est nommé chanteur puis organiste au couvent des Déchaussées royales de Madrid où se sont retirées sa protectrice, l’impératrice Marie, et sa fille Marguerite.

À la mort de sa bienfaitrice, en1603, Victoria écrit un chef d’œuvre, Officium defunctorum, messe de requiem à six voix, dédiée à Marguerite d’Autriche, fille de l’impératrice défunte.

Refusant les offres des plus grandes cathédrales d’Espagne, il souhaite rester simple organiste du couvent et finir sa vie loin des fonctions officielles. Il meurt pratiquement oublié en 1611.

Son œuvre, uniquement religieuse, constitue un des trésors de la musique espagnole. Elle se compose de plusieurs recueils intitulés Motecta, de Livres de messes et de psaumes, de Magnificats, de Motets pour toutes les fêtes de l'année.

 Outre l’Office pour les défunts déjà cité, on peut mentionner les messes Ave maris stella (1576), O magnum mysterium (1592) y Laetatus sum (1600), les motets O vos omnes et Vidi speciosam(1572) et surtout au sommet de son art, l’Office pour la Semaine Sainte, Officium hebdomadae sanctae (1585).

© Didier Chagnas

 

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